Sumo - surnom hérité du lycée, sans trop m'avancer je pense que celui-ci est dû à des mensurations assez impressionnantes - est un artiste multisupports. Il peint aussi bien sur toile, où il utilise le language visuel du graffiti pour créer des peintures abstraites sur le thème de l'espace et du temps, que dans la rue.
La résultante de ces travaux sont des créations connues à travers le monde. Le trait y est fin, méticuleux, les compositions fourmillent de détails pour régaler nos yeux. Son art s’est construit avec son auteur, son inspiration et son talents lui viennent des tréfonds de son enfance : graphisme de paquets de bonbons, planches de skate, dessins animés… La multiplication de ses madeleine de Proust contribue à l’éloquence et la singularité de ses travaux.
Depuis son « premier grand mur » en 1995 au Luxembourg, Sumo a fait ses classes à travers l’Europe et le Royaume Uni pour réunir, lors de l’une des étapes de son parcours, à Amsterdam un « crew » de peintres locaux mais aussi de Bruxelles, Londres, Glasgow et du Luxembourg.
En 1999 "Crazy Balhead" voit le jour. Ce personnage emblématique est depuis la constante de toutes ses variations prétexte à l’expérimentation.
On le retrouve au fil des compositions de son auteur qui deviennent alors un monumental récit.

En 2000, Sumo persévère dans sa démarche de différenciation en créant stickers et affiches peintes à la main afin de multiplier les médiums et par là même occasion, ses moyens d’expression. Puis, en 2002 il expose avec Spike, un de ses acolytes de la première heure, et retourne au berceau de son art : le luxembourg. Enfin, en 2007 Sumo créé sa propre galerie qu’il quittera trois ans plus tard. C’est aujourd’hui un acteur incontournable dans l’organisation d’événement mettant en scène le street art.

Vous l'aurez compris, avec cet historique fourni et son sens de l'humain, Sumo a rencontré et collaboré avec tellement de monde que lorsqu’il entreprend de remercier ses amis artistes les plus proches, cela prend plusieurs lignes !
Le sticker de printemps avec Sumo
High Stickers a aussi confié à Sumo un épisode de sa série « Sticker de saison » : un visuel rond, pensé en deux couleurs avec du noir obligatoire, puis édité à 1 000 exemplaires. Cette collaboration prolongeait naturellement son parcours entre graffiti, affiches et autocollants peints à la main.

À propos du sticker, Sumo expliquait : « Le support sticker m’a toujours fasciné. C’était un truc à part. Le fait de pouvoir donner des autocollants aux gens. C’est fou de pouvoir les rendre si heureux avec un objet si basique ! »